Etes-vous un Manager Durable?

Ecosystème

Le manager durable, une espèce en voie d’apparition?

Connaissez-vous la définition du développement durable?

Je trouve celle du rapport Brundtland limpide : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ».

Une façon de la synthétiser plus encore : une question d’équilibre entre deux besoins (présents, et futurs).

Enfin, une façon intégrative et inclusive de la lire : il n’est pas question de faire un choix entre l’un ou l’autre, mais bien de trouver une voie médiane, tenant compte des deux besoins.

 

Alors, que serait la définition du « management durable » ?

Pas si vite. D’abord, une confidence. J’ai commencé à utiliser cette expression il y a 1 an, en arrivant dans mon espace de co-working, spécialisé dans l’économie sociale et solidaire (« E.S.S »), le BeeoTop.

« Bonjour Emmanuel, quelle est la mission de ton entreprise, Bee-U ? »

Mon pitch manquait alors de concision. En même temps, j’avais l’intuition que « conseil et accompagnement en management durable » résumait assez bien les activités qui étaient les miennes.

Et puis, tout juste sorti d’une multinationale, j’avais aussi, avouons-le, du mal à assumer mon statut de « fraichement sorti du système classique » alors que mes nouveaux collègues étaient engagés dans des projets ayant pour objet de tendre vers un monde meilleur (éducation, santé, écologie …). Adjoindre le qualificatif « durable » (à la fin de conseil en management) clarifierait probablement les personnes composant mon nouvel écosystème sur mon intention : l’épanouissement des salariés au sein de leur organisation.

 

Nouveaux indices …

Je crois néanmoins que les graines de la définition que je vais vous proposer dans le prochain paragraphe étaient bien présentes dans l’ADN de mon nouveau projet professionnel, que je résumerais ainsi : aider un manager à mettre en place les conditions de réalisation de ses équipiers, en vue de leur engagement (durable), lui-même source d’épanouissement personnel (durable) et de performance économique (durable). Vous voyez ma définition venir ?

La genèse, construite avec mon premier co-équipier dans l’aventure Bee-U, Alain, partait de notre propre expérience commune d’épanouissement au travail, au sein de notre comité de direction chez « Danone Pro », l’équipe « Resto » des yaourts Danone en France. Alain et moi avions conclu que 3 ingrédients avaient été déterminants pour expliquer le plaisir, la fluidité, l’efficience et la performance collective de cette équipe Codir :

  1. Une attention portée au sens, c’est à dire un projet collectif clairement formulé et partagé, qui contienne une direction et une signification ;
  2. Des rôles qui permettent à chacun d’exprimer le meilleur de soi au service de la mission collective
  3. Des relations fluides et fertiles, notamment grâce à des contrats relationnels clairs, à des cycles de réunions ayant chacune une intention claire et une forme adaptée, à des rituels d’engagement et de reconnaissance.

 

Questions à vous, chers lecteurs :

  • A quel moment avez-vous été le plus heureux dans votre travail ?
  • Comment l’expliquez-vous ?
  • Comment pouvez vous favoriser l’émergence de ces « ingrédients » dans votre contexte de travail actuel ?

 

Alors, cette définition?

Manager durablement, consisterait à trouver un équilibre entre les aspirations d’épanouissement de l’entreprise (considérée ici comme une entité vivante, avec son ADN, sa naissance, son développement, son déclin et sa mort …) et celles des hommes et des femmes qui la composent. Des collaborateurs qui cherchent également à s’épanouir, à se développer, à grandir, à se réaliser.

Et qui, pour cela, ont besoin d’être eux mêmes, de se sentir utile, de faire parti d’un projet plus grand qu’eux, et d’avoir des relations fécondes, profondes et fluides pour reprendre cette suite d’adjectifs chère à Thomas d’Ansembourg, passeur en CNV (Communication NonViolente).

Autant d’aspirations qui ne se décrètent pas, ni ne s’obtiennent par un coup de baguette magique.

Temps, courage (par exemple pour assumer de prendre du temps pour cette noble cause) et expertise managériale sont alors nécessaires pour construire un cadre et un sens favorables à l’épanouissement de l’ensemble des éléments du système. En tenant compte des besoins et limites de chacun. C’est à ce prix que les entreprises, demain, sauront attirer et retenir les talents qui leur permettront de se développer. Durablement, espérons-le.

 

Tout ça pour ça ?! Mais ça n’est pas possible !

Comment faire se rencontrer les besoins des salariés et ceux des entreprises ?

A une époque où les stratégies mises en place par ces dernières pour se développer sont souvent : plus de marges, moins de couts, faire plus avec moins ?

Je vous propose un début de réponse dans mon prochain article : « La négociation, clé d’un management plus responsable ? »

En attendant, je vous invite à écrire dans les commentaires de celui-ci votre propre définition du « management durable », et/ou être passeur de vos ingrédients de votre recette personnelle de bien-être (peut-être bonheur pour certains ?) et d’engagement au travail.

A bientôt les Bee-U followers !

 

Un commentaire

  1. JMC 9 février 2016 à 22 h 12 min

    Ma vision du bonheur au travail : transmettre pendant toute ma carrière à mes collaborateurs et, pendant ma retraite, aux élèves-ingénieurs en cours d’études, pour qu’ils réalisent qu’exercer une passion, cela facilite l’engagement durable !

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